05.07.2006
Vacances
Je pars en vacances jusqu'au 20 juillet. Plus de nouvelles d'ici-là, donc.
Et vive Ehrin Watada!
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16.06.2006
Le Magicien n'est plus...
Raymond Devos est mort hier à l'âge de 83 ans...
Il était certainement celui qui, pour nous faire rire, maniait le mieux la langue française. Un vide qui sera difficile à combler dans le paysage "comique" actuel. L'intélligence des textes de Devos ne pourra certes pas être approchée d'un iota par les "comiques" d'aujourd'hui. Il est fort peu probable qu'un admirateur de Michael Youn, ce pitre, puisse capter la drôlerie indémodable de Devos. Et ce n'est là qu'un exemple...
Les mots, Devos les aimait, il en jouait avec une déconcertante facilité. A l'heure du langage pourri des sms ou de la pseudo-rue, de la crétinisation des masses par une langue absconce gangrénée de mots comme "kiffer", "véner", pécho" et j'en passe, et proférée par des animateurs télés presqu'analphabètes ou par des petites stars filantes, Devos était comme une oasis.
J'ai déjà peur des émissions-hommage où viendront se mêler des "comiques" scato-crétins, parlant de Devos comme un maître, se mettant ainsi sur un pied de presqu'égalité, "on faisait le même métier"... L'hystérique Youn? L'idiot du village Boso? Du Semoun et sa propagande? Les puérils Eric et Ramzy? Le même métier? C'est aussi sensé nous faire rire?
C'est plutôt raté.
Raymond Devos a duré. Sans télévision. Sans publicité. Sans lavage de cerveau. Sans dérapage très contrôlé. Avec son talent. C'est pas donné à tout le monde.
11:35 Publié dans 0:01 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : raymond devos, mort, intelligent
12.04.2006
Chienne de vie...
Je n'ai pas trop le moral en ce moment, une personne qui m'est chère vient de se chopper un cancer des os... 26 ans, belle comme tout, gentille comme c'est pas possible et claque!
Ce n'est pas normal, je vous le dis... Quand je pense qu'il y a des enculés de salopards qui se la coule douce sans jamais rien se prendre, ça me révolte. C'est ça la vie...
Pas de musique pour l'instant, je n'ai plus toute ma tête...
16:00 Publié dans 0:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.02.2006
Entre deux
Le temps me manque en ce moment... J'espère pouvoir secouer vos tympans en fin de journée, je ne décide plus de rien.
C'est étrange, je vous parle comme si ce petit blog était lu et écouté par des millions de personnes... On disait que.
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30.01.2006
Nihiliste
Et voilà, la guérison n'est pas encore complète, mon écran est encore souvent maculé de postillons glaireux, mais ça va nettement mieux. Si l'on peut dire...
Car l'avantage de rester chez soi, c'est d'être seul, de se laisser aller à rien, à feinter, même, la gravité de son état, histoire de jouir jusqu'au quasi mysticisme de sa tranquillité. Ces quelques jours de complet nihilisme furent bénéfiques... Ne plus rien faire, ne plus penser, ne plus croire ni espérer, rien, nada, zéro! Je me suis même abaissé à regarder des jeux idiots dans la tévé, des émissions crétines et je m'en foutais royalement. Bon, j'avoue que j'ai tout de même saupoudré cet océan de vide avec de la furie et du vidéodrome, j'ai quand même quelques limites.
Le plus important, c'est que je n'ai pas eu à me confronter à ceux qu'on nomme mes pairs, ces espèces de drôles de bêtes à deux pattes et au raisonnement presqu'absent, sauf quand il s'agit de nettoyer la bagnole ou prendre les poussières qu'on a déjà prises la veille. Et ça, c'est salvateur pour ma santé mentale.
Je vous en parlerai plus tard.
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25.01.2006
Salle d'attente
Je hais les salles d'attentes, ça devrait être interdit. On est là, embourbé dans ce qu'il y a de plus insupportable, des malades sans mouchoir qui vous font voyager leur morve dans tous les sens, des gosses qui beuglent, qui geignent, un vieux connard qui tape du pied, une vieille salope qui bouffe chique sur chique en les faisant bien tourner sur les dents, une autre qui joue sans cesse avec son portable, et bip-bip-bip-bip, des bruits de bouche répugnants, plein de salive... Quelle torture que de se retrouver au centre de cet amas humain, de tous ces remugles...
Ca va être dur aujourd'hui. Je n'ai rien d'autre à ajouter. Je vais dormir.
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24.01.2006
Nues
Depuis quelques temps, les rêves qui hantent mon sommeil sont particulièrement désagréables sans que je puisse pour autant les appeler cauchemars... J'en vois de toutes les couleurs et mon corps en est remué par d'étranges soubresauts hystériques; au réveil, je suis encore plus exténué que la veille.
En un laps de temps assez court, j'ai assisté à l'écrasement d'une gamine sous un pylone éléctrique, c'était criant de vérité, sa tête a littéralement été applatie sous mes yeux, j'ai été poursuivi par des chiens enragés, par des inconnus bizarres, j'ai vu mon chat se faire écraser par un assassin à quatre roues, un crâne coupé en deux par un sabre nippo-quelque chose laissant entrevoir une espèce de noyau d'avocat à la place du cerveau, c'était net, sans bavure, à point. Je ne cherche même pas d'explication, la signification des rêves, c'est un peu comme la légende de l'Être Suprème, une vaste supercherie.
Alors, je n'ai qu'à m'éveiller et repartir pour une autre journée. Et attendre la prochaine aventure. Mon état m'empêche à présent de veiller tard la nuit, le plus beau moment de la journée, c'est la nuit, mais mon docteur n'est plus du tout d'accord avec ça. Je connais donc la joie de la mélatonine, croyez-moi, c'est bien la mélatonine quand vous avez perdu l'habitude de ne plus fermer les yeux, mais parfois - souvent - la nuit blanche me manque, c'est une des seules périodes de tranquillité qui m'était donnée, alors, de temps en temps, j'oublie la gellule et je veille, je bois, je fume à m'arracher les poumons, je regarde les images des pélicules ou des lasers en étant persuadé que les demoiselles intouchables me voient comme je les vois. C'est un peu comme le syndrôme "est-ouest", je vous en reparlerais peut-être un jour.
11:30 Publié dans 0:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2006
Tempo libero
Je me suis plongé dans mon encyclopédie rebelle ce week-end, je n'y ai pas appris grand-chose, mais je me suis bien amusé. C'est de qui compte. Même si on peut raisonnablement se demander ce que certaines personnes ou courant peuvent foutre dans cette encyclopédie malgré tout très politiquement correcte. Les vrais mouvements rebelles étant largement sous-commentés - voire dirigés - au détriment de rigolos prostitués au système et au mainstream, tels, pour ne citer que celui-là, Jean Genêt dont la seule rébellion fut, dans le fond, de dire haut et fort qu'il bandait. Et puis, bien sûr, il ya encore tous ces raccourcis crétinisants, ces comparisons douteuses, histoire de vous dire que les rebelles, les vrais, sont tout de même des illuminés ou de dangereux énérgumènes. Tout cela devient lassant. Mais dans cette ère de non-réflexion et de contentement de rien, c'est dans l'ordre des choses.
Ce week-end fut également un excellent prétexte pour aller flâner dans mes campagnes - j'aime à penser que ce sont les miennes, allez savoir pourquoi - et goûter au silence qui se fait de plus en plus rare. Impossible cependant de chasser ces noires pensées d'une nature sans cesse spolliée par l'abominable humain; la période de chasse est terminée, mais elle recommencera; les champs sont toujours là, l'air heureux, mais dans le fond, ils sont empoisonnés par la chimie et la productivité; les vaches paissent en attendant l'abattoir ou la traite. Et puis, au loin, pas si loin, les volutes de fumée de la centrale nucléaire insultent le bleu du ciel. Un avion passe en ronflant. Un chat s'est fait assassiner par une voiture. Un fieffé salopard tournicote sur son quad, polluant la tranquillité des lieux - ah! que j'aime quand ils se cassent la gueule!
Et puis, il y a le reste... Le reste qui ne mérite pas d'être raconté tellement c'est d'un autre temps, le morfal et sa main qui ne sait plus rester en place. C'est comme ça...
10:15 Publié dans 0:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.01.2006
Premiers symptômes
Ecrire sur un blog est, paraît-il, un exercice d'écriture quotidien. Ou bien l'expression d'un certain exhibitionnisme. Je n'ai encore entendu personne dire qu'écrire sur un blog était le besoin naturel de celui ou celle qui ne se sent pas encore capable d'aller plus loin. Ecrire un roman est une tâche à laquelle je m'attelle depuis un certain temps, mais il faut croire que je suis encore loin d'être prêt, les événements ne s'entrechoquent pas encore dans mon esprit et, surtout, je ne visualise pas encore toute l'histoire, comme un chantier à l'arrêt. Il est dès lors plus aisé de parler de soi sans nécessairement vouloir partager, écrire sa rage, son désespoir, sa colère, parfois sa joie et son bonheur est une sorte de catharsis et, pourquoi pas alors, oui, un bon exercice d'écriture quotidien...
Dans un peu plus d'une heure, ma semaine s'achèvera. Commencera alors cet étrange temps mort qu'est le week-end, avec ses habitudes et ses rares surprises. Tout cela n'est pas fait pour me déplaire, ça donne du temps à l'imagination et à la transportation vers l'ailleurs.
Aujourd'hui, je ne m'étalerai pas, la radio a encore craché son lot de saletés quotidien, le monde devient décidément une place invivable, ceux qui le dirigent sont dingues et ceux qui le peuplent trop insouciants.
A lundi donc.
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